Le populisme est-il l’avenir des peuples?


peuples

Le populisme, en exagérant une logique individualiste, va tout droit vers un autoritarisme radical, propice au naufrage dans le totalitarisme.


Pour Piketty le populisme n’est rien d’autre « qu’une réponse confuse mais légitime au sentiment d’abandon des classes populaires des pays développés face à la mondialisation et à la montée des inégalités ». La mondialisation a produit des gagnants, et d’innombrables perdants. C’est donc légitimement que ceux-ci se révoltent, pour exprimer leur colère d’avoir été broyés, leur refus de se soumettre, et leur exigence de justice. Le populisme est en quelque sorte l’affirmation que « nous, le peuple des perdants, nous valons mieux que ça ».

Certes, la montée des inégalités est socialement et éthiquement inacceptable. Mais cette condamnation valide-t-elle la dichotomie sur laquelle repose le populisme ? Car celui-ci n’existe que dans, et par, l’opposition entre deux entités. Nous (les mêmes, ceux d’ici), contre eux (les autres, ceux d’ailleurs) : les gens du cru, contre les cosmopolites ; ceux d’en bas, contre ceux d’en haut ; les gens ordinaires, contre la caste dirigeante ; les exclus, contre le système.
La suite ici : Des racines et des ailes : le populisme est-il l’avenir des peuples ?

11.02.17

Istacec

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