Populismes: à la recherche du temps perdu


temps perdu

Si la social-démocratie en besoin de modernité ne s’était pas laissé dominer par ses modernistes, ses Blair et ses Schroeder, si la Démocratie chrétienne en quête d’âme ne s’était pas égarée dans le conservatisme attrape-tout du Parti populaire européen, sans doute la question sociale aurait-elle été considérée avec toute la gravité nécessaire.


Les lumières se sont éteintes depuis quelques semaines déjà au Forum économique mondial de Davos et, sans surprise, le monde continue à mal tourner. Pendant que des chefs d’État et des PDG péroraient luxueusement sur l’état du monde, les mouvements de fond annonciateurs de tsunamis et de tempêtes n’ont fait que se renforcer.

Et pourtant, il y a longtemps que des alarmes ont résonné, que des Cassandre ont crié, que des électeurs ont maugréé. Mais, à force de ne pas être entendues, les critiques et les frustrations se sont inévitablement, dangereusement, transformées en hargnes et en ressentiments.

La capacité de déviation et de déni des « élites globalisées » a depuis fait son œuvre. Les protestations ont été rangées au rayon des désagréments inévitables de « l’exercice responsable » du pouvoir. Et les inégalités les plus grotesques et, en corollaire, le sentiment de dépossession, d’insécurité sociale et de déclassement ont continué à s’exacerber.
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13.02.17

Istacec

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