Pourquoi les métiers utiles socialement sont-ils si mal rémunérés?




À l’heure du Covid-19, des voix s’élèvent contre le marché, capable de légitimer des écarts de rémunération indécents. Les économistes classiques ( Ricardo, Adam Smith) y voient  une justification morale. La valeur de toute chose est inversement proportionnelle à son utilité dans la société.


Comment est-ce possible que, depuis maintenant plus de deux siècles, nos modèles économiques durables, stables et pérennes n’ont jamais été capables d’assurer une lutte efficace contre les inégalités? On trouve encore aujourd’hui, malgré une croissance continue, malgré des évolutions technologiques révolutionnaires, malgré des améliorations sociales et sociétales historiques, des écarts de rémunération colossaux sans que cela ne change.

Pire, ils auraient même tendance à se renforcer au fur et à mesure que les situations progressent, que le niveau de vie grandit. La crise actuelle en a d’ailleurs été un révélateur puissant: partout dans le monde, le personnel de santé crie famine, alerte contre un manque caractérisé de moyens et un abandon durable alors que, au même moment, des métiers peu utiles, comme les footballeurs, les traders, etc. perçoivent des rémunérations démesurées si ce n’est indécentes.

Cette situation alerte et invite de plus en plus à réfléchir à l’après, à théoriser un nouveau modèle capable de lutter efficacement contre ces inégalités. Pourtant, à y regarder de plus près, en lisant et en redécouvrant les écrits fondateurs du capitalisme et du libéralisme moderne, on se rend compte que ces écarts de rémunération, ces supposées inégalités sont totalement légitimes, justes, si ce n’est morales.

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29.04.20

Istacec

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