Pourquoi les mouvements de contestation peinent-ils à faire émerger des leaders ?





Du Chili au Liban en passant par la France, les protestations se font sans incarnation. Seul point commun : la défiance envers les représentants. Les gouvernements sont chaque jour plus touchés par la lassitude démocratique. On le sent : la notion de légitimité s’érode.





Pendant ces douze mois de gilets jaunes, les leaders mis en exergue médiatiquement se sont appelés (dans l’ordre) Jacqueline Mouraud, Ingrid Levavasseur, Eric Drouet et Jérôme Rodrigues. Mais aucun n’a pu prétendre représenter le mouvement. Et ceux qui ont tenté de le faire ont été voués aux gémonies.

De même, au Chili, la contestation existe de manière décentralisée, sans meneur.

Certes, par définition, une éruption sociale porte en elle la spontanéité, et donc l’impréparation. Mais c’est aussi parce que ces mouvements, du Liban au Chili en passant par la France, posent la question du système de représentation. Une représentation politique jugée défaillante, pour des raisons différentes.

Dès lors, il est compliqué de vouloir se soustraire à une autorité politique… pour mieux se soumettre à une autorité protestataire. Et puis, l’époque n’est plus aux statues immaculées, aux figures adulées sans nuance, fussent-elles de votre côté de la barricade.

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19.11.19

Istacec

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