Présidentielle au Brésil : le char d’assaut Bolsonaro


Bolsonaro

 

 

Le discours musclé de Bolsonaro, qui promet carte blanche à la police et à l’armée pour tirer sur les présumés délinquants, à la manière du Philippin Rodrigo Duterte, convainc les classes moyennes ou pauvres excédées par l’insécurité subie au quotidien. Et les plus riches ont soif de revanche contre le PT.

 

 

 


« Les Portugais ne mettaient même pas les pieds en Afrique. C’était les Noirs eux-mêmes qui livraient les esclaves ».  L’homme qui a tenu ces propos, le 30 juillet sur l’antenne de la chaîne TV Cultura, est peut-être le prochain président d’un pays de plus de 200 millions d’habitants. Cette énormité négationniste et raciste n’est qu’une des nombreuses provocations d’un personnage qu’on a vu apparaître dans le paysage politique brésilien sans le prendre trop au sérieux, avant d’assister avec effarement à son irrésistible ascension.

Au fil de ses désatreuses prestations publiques, ce nostalgique de la dictature militaire (qu’il rebaptise «révolution de 1964») a séduit une part grandissante de l’électorat. La campagne pleine de rebondissements (Lula emprisonné puis invalidé, Bolsonaro poignardé) a ressemblé à une série menée sur un rythme frénétique par un scénariste diaboliquement créatif. Mais la conclusion possible n’est pas de la fiction : certains analystes n’excluent pas une élection de Jair Bolsonaro, 63 ans, dès le premier tour, dimanche soir.

La suite ici :https://www.liberation.fr/planete/2018/10/04/presidentielle-au-bresil-le-char-d-assaut-bolsonaro_1683283

7.10.18

Istacec

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