Privé de majorité, Boris Johnson se cherche une légitimité






Six semaines pour se trouver dans une impasse. Seize votes au Parlement, y compris le scrutin une nouvelle fois perdu à la Chambre des Lords ce vendredi 6 septembre, ont fait voler en éclats le rêve de Boris Johnson de faire passer en force la sortie du Royaume-Uni sans accord le 31 Octobre.







La loi imposant à Boris Johnson de ne pas faire sortir le pays sans accord sera promulguée lundi prochain. Elle le contraint à demander un délai supplémentaire à l’Union Européenne. Il faut cependant que les 27 s’accordent à l’unanimité sur l’extension de l’article 50 pour quelques mois, jusqu’en janvier 2020. Or, le scepticisme règne parmi les dirigeants de l’Union Européenne. Pourquoi Boris Johnson réussirait en peu de temps ce que Theresa May n’a pas obtenu en trois ans ? L’UE est très claire, elle ne renégociera pas la question de la frontière Irlandaise, principale pierre d’achoppement avec les Tories prisonniers de leur alliance avec les unionistes nord-irlandais.

Comme Theresa May l’a fait avec son projet d’accord, Boris Johnson va sans aucun doute tenter encore et encore de faire passer sa motion en vue de l’organisation d’élections générales anticipées. Pour l’heure, l’opposition lui refuse unanimement, non sans délice. Les rebelles conservateurs, les libéraux démocrates, le Labour et le SNP écossais entendent faire payer à Boris Johnson la suspension du Parlement, laquelle est en passe de devenir réalité. Trois décisions de justice l’ont confirmée.

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8.09.19

Istacec

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