Priver les banques du pouvoir de création monétaire, un remède suisse et islandais contre les excès bancaires


Création monétaire

Séparer les activités monétaires des activités spéculatives suffirait à se préserver des risques de faillites, et donc de disparition de la monnaie scripturale, alors que les banques se mettent régulièrement en danger en spéculant sur les marchés financiers.

Tel le retour du refoulé, la crise des subprimes et ses nombreux soubresauts ont rappelé aux gouvernements la nécessité de réguler le monde de la finance et plus particulièrement le système bancaire. Oscillant entre le simple appel à la déontologie et une réelle volonté de réforme des banques, les propositions sont nombreuses (Bâle III, union bancaire en Europe, etc.).

Pourtant, la « modeste » Islande et la « très financière » Suisse ont surpris par la radicalité de leur proposition : ces pays ont entamé une réflexion nationale depuis quelques mois sur le retrait du pouvoir de création monétaire des banques commerciales. Le virage à 180° est total. Il ne s’agit plus de s’appuyer sur la discipline de marché et l’autorégulation des banques, pilier de l’approche réglementaire des banques depuis Bâle I en 1988. Cela signifie au contraire combien les banques inspirent une totale absence de confiance. Elles ne sont plus les leviers des solutions à mettre en œuvre, elles sont identifiées comme les causes des problèmes à résoudre.

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31 05 16

Ana

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