Prix du pétrole : la guerre est déclarée




En refusant vendredi de s’aligner sur l’Arabie Saoudite et l’Opep pour réduire la production de brut et permettre ainsi de soutenir les prix dans un contexte international de crise sanitaire, “la Russie a déclenché ce qui pourrait bien devenir la plus dévastatrice des guerres du prix du pétrole de l’histoire récente”


En représailles, l’Arabie Saoudite a radicalement changé sa stratégie et décidé d’inonder la planète avec du pétrole à prix cassé, pour “arracher à Moscou ses parts de marché”, selon des délégués de l’Opep interrogés par le Wall Street Journal.

Un pari risqué, qui a fait plonger de 9 % l’action d’Aramco, le géant pétrolier saoudien, et provoqué la chute du baril de brent ­ – la référence internationale – “de 45 à 31,52 dollars, l’une des plus grosses baisses de son histoire sur une seule journée”, écrit le Financial Times. Il faut remonter à la première guerre du Golfe, en 1991, pour voir un tel effondrement des prix en moins de vingt-quatre heures.

Pour les Russes, la baisse de la production demandée par l’Opep aurait favorisé l’écoulement du pétrole de schiste américain. Une situation insupportable pour Moscou, qui a préféré faire cavalier seul et aller au clash.

“Du point de vue des intérêts russes, cet accord (de baisse de la production) n’a aucun sens”, a déclaré dimanche Mikhaïl Leontiev, porte-parole du géant russe de l’énergie Rosneft.  Pour lui, retirer du marché les pétroles arabe et russe à bas prix reviendrait à “laisser la place aux schistes américains à prix élevés, pour rendre leur industrie rentable. Notre production serait tout simplement remplacée par celle de nos concurrents. C’est du masochisme”, assène-t-il.

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10.03.20

Istacec

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