Le choix d’une procureure Roumaine pour diriger le parquet européen serait un symbole fort





Désigner une personnalité venue de l’ex-Europe communiste, appuyée par des juristes compétents, irréprochables et recrutés parmi les 22 Etats membres, montrerait l’attachement de l’UE à l’Etat de droit.



Et si c’était elle ? Et si le premier Roumain à occuper un poste important dans l’Union européenne était une Roumaine ? Laura Codruta Kövesi est en lice pour diriger le tout nouveau parquet européen, qui doit voir le jour fin 2020. Pour la première fois de l’histoire de l’Union européenne, ce procureur aura le pouvoir de superviser des enquêtes sur les fraudes aux fonds européens ou à la TVA dans les 22 pays membres qui ont adhéré à cette initiative.

Cette petite révolution s’annonce politiquement sensible, quand on sait qu’au moins trois leaders européens ou des membres de leur entourage familial – Viktor Orban en Hongrie, Andrej Babis en République tchèque et Liviu Dragnea en Roumanie – sont actuellement impliqués dans des dossiers de fraude aux fonds européens. Tout cela dans des pays où la justice locale est parfois entravée – la Hongrie a d’ailleurs refusé d’adhérer au parquet européen.

Après un processus de sélection rigoureux, Mme Kövesi a été désignée, début février, par un comité d’experts, comme la candidate favorite pour le poste. A seulement 45 ans, sa carrière est impressionnante. Nommée procureure générale de Roumanie à 33 ans, en 2006, c’est surtout à partir de 2013, lorsqu’elle est nommée chef du parquet anticorruption local, qu’elle fait parler d’elle. Dans un pays gangrené par la corruption, elle fait condamner à des peines de prison ferme des centaines de responsables politiques de tout niveau, y compris un ancien premier ministre.

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5.03.19

Istacec

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