Quand le politiquement correct crée des emplois…..


politiquement correct

 

Des « sensitivity readers » ont fait leur apparition aux États-Unis. Leur rôle : réécrire les livres pour qu’ils ne froissent personne. Une censure qui ne dit pas son nom.

 

 


Voilà un métier qui a un bel avenir. Tom Wolfe et Philip Roth auraient pu l’inventer. Dans l’un de ses derniers numéros, le magazine professionnel de l’édition française Livres Hebdo porte sur les fonts baptismaux un nouveau-né parmi les métiers de consultant. Les éditeurs américains lui ont déjà donné un nom : sensitivity reader. En français politiquement correct, un « démineur de polémiques ». Un sensitivity reader « traque dans un manuscrit les projets intériorisés et le langage connoté négativement ».

Nos chaperons orwelliens veillent à ce que le vocabulaire d’un ouvrage mais aussi ses personnages ne puissent pas offenser une communauté « marginalisée par la société ». Harlequin fut, paraît-il, l’un des premiers éditeurs à recourir à cette normalisation communautaire. Un roman publié sous sa sage couverture avait été taxé de « rétrograde ». Les thuriféraires de cette nouvelle pratique ne veulent pas être pris pour des censeurs. Ils disent agir pour le bien des « personnes marginalisées », sur lesquelles continueront à écrire des « auteurs privilégiés ».

 

La suite ici :Sébastien Le Fol – Quand le politiquement correct crée des emplois

30.05.18

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.