La canneberge n’évite pas les cystites, et autres raisons de publier les recherches négatives


recherches négatives

« Nous sommes quatre fondateurs, tous jeunes chercheurs français en biologie, Antoine Muchir, Rémi Thomasson, Yannick Tanguy et Thibaut Marais, animés par la même volonté : que les quêtes scientifiques qui aboutissent à un échec soient considérées à leur juste valeur. Et donc, que leurs résultats soient accessibles à tous. »


Non, les extraits de canneberge, cette petite baie rouge venue d’Amérique du Nord, n’évitent pas les cystites. L’information a de quoi décevoir les femmes qui en prennent depuis des années dans ce but, mais elle se fonde sur une étude solide et on peut donc la considérer comme salutaire. Ces travaux viennent d’être publiés, le 27 octobre, dans la prestigieuse revue médicale Jama, sous la plume de chercheurs américains. Chez les femmes âgées résidant dans des maisons médicalisées, l’administration pendant une année de gélules de cranberry (le nom de la baie en anglais) comparée à celle d’un placebo n’a pas montré de différence significative sur la présence de bactéries dans leurs urines. Ce travail est le dernier exemple en date de publication d’une étude se soldant par des résultats contraires à ceux espérés.

Dans l’éditorial paru dans la même revue, une chercheuse canadienne prend acte de cette déconvenue en écrivant que les canneberges, ça a été un bel espoir dans la lutte contre les infections urinaires mais qu’il est temps de passer à autre chose. Preuve qu’une étude dite négative est toute sauf une étude inutile.

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19.11.16



Ana

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