Réchauffement climatique : comment la réalité a pris de vitesse la science





Alors que les scénarios les plus pessimistes des rapports du GIEC prédisaient jusqu’alors un réchauffement compris entre + 3 °C et + 5 °C (par rapport aux températures préindustrielles), les scénarios les plus récents indiquent un réchauffement potentiel de presque 7 °C, selon les simulations récentes de deux modèles français, qui serviront de référence au sixième rapport du GIEC prévu pour 2020/2021.




Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) n’a pas fait exception à la règle. A peine a-t-il été publié, le 25 septembre, qu’il a été critiqué et jugé « alarmiste » par ceux qui contestent la responsabilité humaine du réchauffement climatique ou la pertinence de ce groupe d’experts. Il en est ainsi depuis 1990 à chaque publication (1990, 1995, 2001, 2007, 2014) de ces volumineux rapports d’évaluation du changement climatique.

Ces critiques, dont beaucoup disent s’appuyer sur le « bon sens », ne résistent toutefois pas à l’analyse des cinq rapports du GIEC. Car non seulement ces derniers n’ont rien exagéré mais, souvent, les projections pessimistes se sont révélées plus exactes que les autres, certaines étant même déjà dépassées. Pour chaque sujet, nous avons confronté les prévisions du GIEC depuis son premier rapport, en 1990, aux évolutions constatées.

Moteur principal du réchauffement climatique, le dioxyde de carbone (CO2) est rejeté en quantités croissantes dans l’atmosphère terrestre. Au niveau mondial, chaque année ou presque bat le record de l’année d’avant. L’année 2018 n’échappe pas à la règle : 37,1 milliards de tonnes (Gt) de CO2 ont été émises par les activités humaines, contre 36,15 Gt en 2017.

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25.10.19

Istacec

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