Réforme fiscale: main basse sur la démocratie américaine


réforme fiscale

Le texte voté mercredi par le Sénat va bien au-delà d’une simple réforme fiscale. La manœuvre consiste à faire un joli cadeau de fin d’année aux plus riches, à amputer largement l’Obamacare, rien de moins.


Ils y sont parvenus. Trente ans que les membres du Parti républicain s’attellent au démantèlement de ce qui entravait encore la néolibéralisation de leur société. Le 20 décembre, à l’arraché, le plus grand transfert de richesse et donc de pouvoir dans les bourses des plus riches a été voté. Ce hold-up se résume à deux chiffres : à échéance de dix ans, 83% des profits de cette manœuvre fiscale iront au top 1% des plus riches, et environ 13 millions d’Américains modestes et pauvres auront perdu leur assurance santé.

La progressivité de l’impôt avait déjà été mise à mal, et les programmes sociaux considérablement anémiés mais il restait à obtenir l’inscription dans la loi d’un régime d’inégalité qui ferait regretter les avantages fiscaux donnés aux plus puissants par George W. Bush. Ce que le Parti républicain vient d’obtenir, et convenons que le président Trump mérite amplement sa part dans cette victoire, est bien plus qu’une réforme fiscale : c’est l’effacement non seulement des acquis sociaux durement conquis par Barack Obama mais aussi ceux hérités de la Great Society de Lyndon Johnson qui, dans les années 60, avait mis en place ce qui ressemblerait le plus à un Etat-providence américain.


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28.12.17

Istacec

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