Religions « de paix » et « de guerre » en Birmanie


en Birmanie

Il n’est peut-être pas trop tard pour éviter une nouvelle escalade dont ne pourraient profiter que les réseaux jihadistes. Le rapport remis à Aung San Suu Kyi, le 23 août, par Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, et lui aussi prix Nobel de la Paix, fournit toutes les recommandations nécessaires en vue d’une solution durable de la crise dans la province birmane de Rakhine/Arakan.


Imaginons un pays fictif d’Asie dont la culture ancestrale et l’art de vivre nourriraient à l’étranger une fascination durable. Peuplé à plus de 90% de Musulmans, il aurait longtemps été dirigé par une junte militaire, inspirée des dictatures en place au Pakistan et au Soudan. Ce pays serait resté longtemps fermé au monde extérieur jusqu’à ce qu’une ouverture démocratique, très contrôlée par les généraux, s’opère progressivement. L’icône de cette transition aurait été surnommée la Sayyida, la Dame, tant cette fille d’un père de l’indépendance aurait su préserver une inébranlable résistance durant les années les plus sombres de la répression.

Honorée du prix Nobel de la Paix, la Sayyida aurait aussi été célébrée dans une production hollywoodienne, réalisée par un cinéaste français, où son rôle aurait été tenu par une star de Bombay. Son immense prestige n’aurait cependant pas fait taire les critiques croissantes de son autoritarisme, et surtout de sa soumission aux diktats des militaires. Ceux-ci ne lui auraient concédé que le titre de « conseillère spéciale de l’État » et la direction de fait, et non en droit, du gouvernement. La Sayyida en serait venue à cautionner l’acharnement de la soldatesque locale contre la minorité bouddhiste, d’abord privée de ses droits à la nationalité, puis victime d’une politique systématique d’épuration ethnique. Le monde entier se serait naturellement dressé contre une telle infamie.
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18.09.17

Ana

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