C’est le moment de relire « Une chambre à soi » de Virginia Woolf


Virginia Woolf

Non seulement les femmes ne se privent plus de prendre la parole, mais le simple fait qu’il y ait tant de désaccords entre femmes sur ce qu’est le féminisme indique qu’un palier particulier a été franchi. Les femmes sont à ce point entrées dans l’espace public de la parole, elles en maîtrisent à ce point les codes qu’elles ne sont plus, sur ce plan, une minorité opprimée unie par un positionnement communautaire.


Nous sommes en 1929. La romancière britannique Virginia Woolf publie son plus célèbre livre, Une chambre à soi. Elle y dépeint avec style la fresque de son époque, si difficile, mais si pleine de promesses, aussi, pour les femmes intellectuelles. Ou du moins pour les quelques-unes qui, parmi elles, ont les moyens de prendre la plume. Car en ce début du 20ème siècle, la prise de parole féminine reste encore une épreuve.

La trame de son livre est que seule la femme disposant qui d’un statut, d’un peu d’argent, d’un peu d’autonomie et donc, d’une chambre à elle peut être libre aussi en pensées, c’est-à-dire trouver le temps, la disponibilité et même l’envie d’avoir envie de jeter des états d’âmes sur un bout de papier.

Comment expliquer que les hommes aient durant si longtemps bridé le talent littéraire des femmes ? Virginia Woolf, dans un passage troublant, livre une explication qui concerne les deux sexes : il y a un lien entre l’effacement des femmes et la confiance en eux des hommes. « Les femmes, écrit-elle, ont pendant des siècles servi aux hommes de miroirs, elles possédaient le pouvoir magique et délicieux de réfléchir une image de l’homme deux fois plus grande que nature. »


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18.02.18

Istacec

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