«Rendez-moi mon rêve: une médecine de qualité pour tous»




La marchandisation des soins de santé pèse de plus en plus lourd sur le fonctionnement des hôpitaux et le bien-être du personnel soignant. Les patients socio-économiquement fragiles sont les premières victimes des restrictions.


Lorsqu’il m’a fallu choisir mon cursus universitaire, j’ai d’emblée opté pour un métier qui serait pour moi plus qu’un métier, je désirais en faire ma vocation, mon sacerdoce. Je voulais me rendre utile, important, nécessaire. Après 7 années de dur labeur, j’allais enfin pouvoir exercer ce métier si fascinant. Je m’y étais préparé longuement. Les heures de travail, le stress, les échecs, le manque de reconnaissance, j’étais prêt à tout affronter, tout sauf ça.

Je découvre avec stupeur qu’on avait fait des soins de santé une marchandise dont il fallait tirer profit. En effet, les politiques restrictives en matière de santé publique menées maintenant depuis plusieurs années ont incité les professionnels de la santé à travailler de plus en plus vite avec de moins en moins de moyens.`

Il apparaît très clairement que le budget des soins de santé a été malmené ces dernières années. Pour preuve, en 2017, une coupe budgétaire de 900 millions avait été réalisée et de 2,1 milliards d’euros sur l’ensemble de la législature. De plus, dans une étude réalisée par Belfius, la croissance du budget a été de 1,5 % de 2014 à 2018 contre 4,5 % pour le gouvernement précédent. Or les besoins en matière de santé croissent année après année. Arnaud Dessoy, responsable des études public finance pour Belfius explique cela par le vieillissement de la population, les évolutions technologiques ainsi que les produits pharmaceutiques de plus en plus onéreux.

La suite ici :Carte blanche: «Rendez-moi mon rêve: une médecine de qualité pour tous»

14.09.20

Istacec

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