Rester unis contre la terreur


terreur

 

 

Ce nouvel article 1er serait formulé comme suit : « La Belgique est un État de droit laïque, démocratique, social, interculturel et philosophiquement neutre. Il assure l’égalité devant la loi et l’égale dignité de tous les citoyens. Le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie ainsi que toute discrimination fondée sur le genre, l’origine, la prétendue race, la religion, l’âge, les convictions, l’orientation sexuelle, le handicap, l’état de santé ou sur tout autre critère est interdite ».

 

 


Liège vient d’être frappée une nouvelle fois par la violence. On se souvient qu’en décembre 2011, dans un autre contexte, la ville avait déjà été endeuillée par une terrible fusillade. Des victimes innocentes sont à déplorer. Deux agents de police, Soraya Belkacemi, Lucile Garcia et un jeune homme, Cyril Vangrieken, sont morts assassinés par la haine. L’attaque de Liège s’inscrit dans une longue succession d’actes de terreur auxquels l’Europe et le monde sont confrontés depuis trop longtemps. Si cette violence a des couleurs locales, sa réalité est mondiale.

Comme à chaque attaque, les réactions pleuvent. L’impuissance et les larmes le disputent à la colère sourde qui monte. La tonalité générale des réactions publiques est restée d’une grande dignité. Cela n’empêche pas de nombreux citoyens de ressentir la peur et de nombreux musulmans de craindre de subir les conséquences de ce nouvel acte ignoble. L’appartenance ne dit pourtant rien de cette idéologie meurtrière. A l’échelle globale, les musulmans sont les plus nombreux à tomber sous son feu. Ses sicaires sont recrutés dans nos pays riches comme ailleurs dans les régions pauvres de la planète, dans nos quartiers urbains paupérisés comme dans les villages de nos campagnes. Ils proviennent de toutes les origines culturelles, philosophiques et religieuses. S’il fallait s’en convaincre, le profil du tueur de Liège, converti originaire d’une paisible localité du cœur de la Wallonie, est un cas d’école en la matière.

L’assassin a crié distinctement «  Allahu Akbar  » à plusieurs reprises. Cela fait-il de l’ensemble des musulmans des coresponsables ? L’expertise est volubile. Les médias relaient. Et les interprétations pullulent. Islamisation de la radicalité, radicalisation de l’islam, rejet du postcolonialisme, échec de l’intégration, conséquence des discriminations, produit du communautarisme, etc. Mais, en vérité, le sens des causes profondes de cette violence à répétition nous échappe. Le nombre des questions supplante celui des réponses. Et notre réaction collective, faudrait-il s’en étonner, est hésitante.

 

La suite ici :http://plus.lesoir.be/161277/article/2018-06-07/rester-unis-contre-la-terreur

9.06.18

Istacec

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