Retour à la casse climat pour l’administration Trump






Deux ans après l’annonce du retrait de l’accord de Paris, la Maison Blanche continue à détricoter les avancées de son prédécesseur et à remettre systématiquement en cause les rapports et enseignements scientifiques.



Il y a deux ans, le 1er juin 2017, Donald Trump annonçait le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Pendant sa campagne, il s’était engagé, au nom de l’indépendance énergétique du pays, de la défense des emplois du secteur fossile et de la protection de la première économie mondiale, à abandonner cet accord multilatéral scellé fin 2015 au Bourget, qui vise à contenir la hausse de la température moyenne mondiale «bien en deçà» de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. «Je ne peux pas, en conscience, soutenir un accord qui punit les Etats-Unis»,avait-il affirmé.

Le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, après la Chine, tournait ainsi le dos au reste du globe. «La sortie de l’accord met à mal la sécurité et la compétitivité des Etats-Unis à l’échelle internationale, affirme Andrew Light, ancien conseiller sur le changement climatique auprès du département d’Etat de l’administration Obama, aujourd’hui au think tank World Resources Institute, lors d’une conférence téléphonique mercredi. Un temps considéré comme leader incontesté dans l’action climatique, le pays est aujourd’hui un paria, dont le président questionne la science la plus basique. Nous avons perdu de l’influence dans le monde, surtout dans des régions où les Etats-Unis ont des intérêts cruciaux. Au bénéfice d’autres pays, et notamment la Chine, qui prennent l’initiative et viennent combler le manque.»

L’administration Trump a démantelé, tronqué ou contesté devant les tribunaux pas moins de soixante mesures, selon le département de droit environnemental et énergétique de l’université Harvard, qui tient à jour un registre. Parmi ces reculs, les coups de boutoir portés au Clean Power Plan de l’administration Obama, qui visait à réduire les émissions de CO2des centrales électriques, et notamment à charbon, les plus polluantes, de 32% d’ici à 2030 par rapport à 2005 tout en augmentant le recours aux énergies renouvelables. «Nous nous débarrassons de réglementations inutiles pour créer plus d’emplois et de richesses ici, aux Etats-Unis»,avait justifié Trump.

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9;06.19

Istacec

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