Royaume-Uni : pour Johnson, le glas ?






En votant mardi soir en faveur d’une loi pour l’obliger à demander une extension de l’article 50 si aucun accord n’est conclu avant le 19 octobre, à l’issue d’un Conseil européen, les députés l’ont bel et bien coincé. Tous les partis de l’opposition ont insisté qu’ils ne voteraient en faveur d’un nouveau scrutin qu’une fois la menace d’un «no deal» définitivement écartée.




Même son redoutable stratège, Dominic Cummings, semble perdre la boule. Mardi soir, il a brutalement harangué le chef du Labour dans les couloirs de Portcullis House, l’immeuble au bord de la Tamise où se trouvent les bureaux des députés. «Vas-y Jeremy, n’aie pas peur ! Accepte les élections !» a-t-il hurlé à Corbyn, ont raconté plusieurs témoins qui ont aussi suggéré qu’il était éméché. Ces scènes n’étaient pas prévues dans le plan soigneusement élaboré depuis des mois.

Pourtant, que d’efforts pour en arriver là. Des années de manœuvres et de stratégies louvoyantes pour arriver à ses fins. A 5 ans, Boris Johnson rêvait d’être «roi du monde». Lorsqu’il a compris que, vraiment, ce serait compliqué, il a décidé d’atteindre la plus haute marche politique de l’Etat britannique, le poste de Premier ministre. Il y est finalement arrivé le 24 juillet. Mais six petites semaines plus tard, a-t-il déjà brûlé toutes ses cartouches ?

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7.09.19

Istacec

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