La ruée sur le Nutella, reflet du « totalitarisme de la consommation »


Nutella

Si l’affaire Nutella révèle au grand jour la souffrance des classes populaires (par définition plus soumises que les autres à la contradiction du nouvel hédonisme, du fait de leurs revenus), il me semble qu’il est trop réducteur de n’y voir que le problème de la précarité (sans en nier la réalité pour autant). Car ce serait prendre le risque d’assimiler violence et « populace », dans une rhétorique classique de la bourgeoisie. Or les « élites » riches et éduquées ne sont pas moins soumises au « totalitarisme de la consommation ».


Dans sa chronique hebdomadaire, le professeur de philosophie Thomas Schauder revient sur les bousculades suscitées à la fin de janvier par des promotions de pâte à tartiner.

Chronique Phil d’actu. A la fin de janvier, de super-promotions sur le Nutella puis sur les couches Pampers dans les magasins Intermarché ont dégénéré en émeutes. Filmées, ces scènes, dignes des fameux « Black Fridays » américains, ont fait le tour des réseaux sociaux et de la presse. Et chacun de s’interroger sur le sens que cela peut avoir de se mettre dans des états pareils pour si peu. Ou encore sur les causes économiques et psychologiques de cette violence typique des périodes de pénurie… dans une époque d’abondance comme la nôtre.


La suite ici : La ruée sur le Nutella, reflet du « totalitarisme de la consommation »

13.02.18

Ana

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