Russie : l’impasse de la radicalisation du pouvoir




Refus de candidatures aux élections locales, arrestations de manifestants pacifistes, « purges » au sommet de l’Etat… Le Kremlin multiplie les signaux inquiétants.





En 2008, à l’issue de ses deux premiers mandats à la tête de la Russie, Vladimir Poutine s’était effacé pour laisser la place à son premier ministre, Dmitri Medvedev. Peu importe que celui-ci se soit rapidement révélé en personnage falot, désigné uniquement pour assurer l’intérim. La lettre de la Constitution, qui limite le nombre de mandats successifs à deux, était respectée.

Cette façade de respect de la loi, déjà bien fragile, est aujourd’hui en train de s’écrouler. L’interdiction des candidats de l’opposition libérale aux élections locales de septembre relève d’un abus de pouvoir évident. A travers toute la Russie, des centaines de candidats se voient refuser le droit de participer à de simples scrutins locaux. Seuls sont autorisés les représentants d’une opposition jugée « convenable » – communistes et ultranationalistes, loyaux au Kremlin sur l’essentiel.

A Moscou, ce déni de démocratie provoque une contestation importante, des manifestations pour des « élections libres ». Ce n’est pas une première : des sujets comme la baisse du niveau de vie, continue depuis cinq ans, l’écologie ou les libertés publiques ont entraîné ces dernières années des mobilisations importantes. Les autorités ont même montré, en cessant les poursuites pour un trafic de drogue imaginaire contre le journaliste Ivan Golounov, qu’elles savaient écouter l’opinion.

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4.08.19

Istacec

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