«Sans droit d’asile, il n’y a plus d’Europe»




Une septantaine d’intellectuels européens exhortent l’Union européenne à accorder une protection temporaire aux personnes en détresse à la frontière gréco-turque. La construction européenne, née des leçons tirées des catastrophes identitaires du XXe siècle, n’a pour légitimité que le respect du droit qui la fonde, indiquent-ils.


Nous, citoyennes et citoyens de l’Union européenne, soutenons les appels déjà lancés par plusieurs associations de la société civile pour que soit accordée une protection temporaire aux personnes en détresse à la frontière de la Grèce avec la Turquie, qui est aussi notre frontière extérieure commune, ou aux personnes qui sont parquées dans des conditions innommables dans des camps de la mer Egée.

Nul besoin d’attendre ici une illusoire unanimité pour cette protection temporaire, acte de décence élémentaire. Un seul Etat-membre de l’UE suffit pour enclencher cette procédure prévue par le droit européen. Si aucun d’entre eux ne le fait, c’est à la Présidente de la Commission, qui est gardienne des Traités, d’assumer les obligations de son mandat – et, s’il le faut, c’est au Parlement européen de mettre la Commission face à ses responsabilités.

Il ne s’agit plus ici pour nous de débattre sur la forme politique que devrait prendre l’Union européenne ni même de prendre parti dans de complexes questions géopolitiques. Il s’agit de savoir si nous, citoyens d’Europe, pouvons échapper à la honte et au déshonneur.

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12.03.20

Istacec

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