Sauver les migrants est une obligation de solidarité




Il ne s’agit pas d’accueillir toute la misère du monde, ni de verser dans un humanisme bêlant mais simplement de rappeler l’Europe à ses devoirs. Comment un continent fort de près de 500 millions d’habitants dont la plupart vivent dans une relative aisance peut-il refuser l’hospitalité à des dizaines voire à des centaines de milliers de migrants sans se renier, sans renoncer à ce qu’il est par essence: un phare dont la lumière est censée guider le monde entier?






Voilà des jours et des jours que le navire Open Arms sillonne la mer Méditerranée à la recherche d’un port où débarquer ses singuliers passagers que par commodité de langage l’on nomme migrants quand ce sont simplement des damnés de la terre. Voilà des jours et des jours que les capitales européennes tels des chiffonniers de bas étage se disputent quant à savoir qui doit les accueillir. Voilà des jours et des jours qu’on rejette la responsabilité qui sur l’Italie, qui sur l’Espagne, qui sur la France, sans être capable de s’accorder sur des dispositions humanitaires à même de mettre fin à tout ce cirque sinistre.

Comment ne pas voir dans toutes ces mesquines tergiversations la reproduction exacte des comportements passés quand au siècle dernier d’autres mers et océans abritaient des embarcations de fortune où s’entassaient des juifs considérés comme des pestiférés dont personne ne voulait? Comment ne pas comparer ces migrants d’aujourd’hui avec le sort des populations honnies qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on entassait dans des camps de personnes déplacées à la recherche d’une impossible solution? Comment ne pas s’émouvoir que de nouveau les pays occidentaux cherchent par tous les moyens à se refiler ces migrants comme s’ils étaient des lépreux, des épouvantails qui une fois rendus sur la terre ferme sèmeraient le désordre et le chaos?

La suite ici : Sauver les migrants est une obligation de solidarité

21.08.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.