La science contaminée par les croyances numériques


croyances numériques

Le déterminisme de l’innovation, qui prophétise la transformation de la société par les «nouvelles technologies», s’est immiscé dans de nombreux discours. Même la recherche scientifique, par essence rationnelle, n’y échappe pas. La technique n’est pas neutre, elle est truffée de valeurs morales.


Nous savons que nos circulations numériques sont orientées : de nombreux algorithmes nous « recommandent » des recherches, des achats, des amis. Ces algorithmes ont-ils pour autant du pouvoir ? Assurément non. Un algorithme est une production humaine, mise en place pour des besoins parfois précis, et d’autres fois non. Il ne menace personne. La technique ne peut être jugée, seuls peuvent l’être ceux qui la développent ou la détournent pour des motifs illégaux (accroissement de la richesse ou du pouvoir aux dépens d’autrui, diffusion d’idéologies, meurtre, etc.). On ne peut accuser un algorithme d’insertion d’un film publicitaire dans une vidéo YouTube. En revanche, on peut juger les personnes qui décident de telles insertions dans les films pour enfants de 2 ans.

La technique n’est pas pour autant neutre. Elle est truffée de valeurs morales : au XIXe siècle, le travail des enfants fut interdit en ajustant les machines textiles américaines à la taille des adultes, au grand dam des industriels qui pensaient que la concurrence étrangère les anéantirait. Quelles valeurs structurent le numérique ? Elles sont capitalistes, sous couvert de libéralisme : alors qu’un État (les États-Unis) fut à l’origine des usages massifs d’Internet, aujourd’hui seules les start-up, par définition privées, ont droit de cité pour le développer.

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2.01.18

Istacec

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