« Simone Veil a imposé l’évidence dans un monde politique profondément archaïque »


archaïque

Le moment crucial de son discours filmé devant l’Assemblée nationale quasiment entièrement composée d’hommes démontre non seulement le patriarcalisme, mais aussi l’incapacité du monde politique à comprendre l’autre, ici la femme. Sa force a été d’imposer pas seulement la loi mais l’évidence.


Simone Veil est morte ce vendredi 30 juin 2017. Ministre de la Santé, elle a défendu la dépénalisation de l’avortement au moment où les mouvements féministes avaient fait de la vie privée des femmes un enjeu politique inévitable. C’est avant tout face à l’archaïsme des députés français que se sera battue l’ancienne ministre, explique l’historienne Michèle Riot-Sarcey.

Simone Veil, ancienne ministre, présidente du Parlement européen, membre du Conseil constitutionnel et de l’Académie française, est morte ce vendredi 30 juin 2017 à l’âge de 89 ans. La loi qui porte son nom, promulguée le 17 janvier 1975 alors qu’elle est ministre de la Santé sous Valéry Giscard d’Estaing, la fait entrer dans l’Histoire en dépénalisant le recours pour les femmes à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Son combat pour l’avortement devant une Assemblée nationale composée de neuf femmes députées et quatre-cent-quatre-ving-et-un hommes fut déterminant pour les droits et la liberté des femmes. Pour l’historienne du féminisme Michèle Riot-Sarcey, Simone Veil aura incarné le bras législatif d’un mouvement puissant qui dépassait totalement les politiques de l’époque.
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9.07.17

Ana

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