Le soap-opera américain des années 1980 qui explique tout de la Russie aujourd’hui


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Santa Barbara avait fait son boulot, Santa Barbara devait partir. L’adieu à Santa Barbara, pour modeste qu’il fut, s’est apparenté à un adieu à l’innocence post-soviétique, aux rêves naïfs et impossible des années 1990.


Санта Барбара Форева! » (« Santa Barbara Forevah! »), voilà ce que l’on pouvait lire, fièrement tracé en grandes lettres de craie violette, sur le mur de l’immeuble où vivaient mes parents dans le quartier sud-ouest de Saint-Pétersbourg quand je suis retourné dans la ville de mon enfance et de mon adolescence –et qui s’appelait alors Leningrad– en 1993.

C’était la première fois que je rentrais depuis mon immigration aux États-Unis sept ans plus tôt. On pouvait constater d’autres signes de la présence de Santa Barbara dans la ville avec des hommages improvisés au feuilleton américain dans le centre-ville historique: un petit café baptisé Santa Barbara par ici, une boite de strip-tease portant le même nom par là. À plusieurs reprises, on m’a demandé, et c’était généralement des femmes, si j’étais déjà allé à Santa Barbara et, si oui, à quoi cela ressemblait. Je n’y étais malheureusement pas allé. « Tu devrais. Ce serait le premier endroit où j’irais si je pouvais visiter l’Amérique », me déclarait un marchand entre deux âges qui tenait l’épicerie du coin avec un ton de léger reproche.
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15.08.17

Ana

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