«Sortir le 31 octobre, quoi qu’il arrive»






A deux mois de la date butoir et quelques jours avant la suspension du Parlement, le ministre du Brexit, Steve Barclay, mise sur des «solutions créatives et flexibles» sans pour autant les détailler.





«Nous souhaitons trouver un accord. Mais nous souhaitons également sortir [de l’UE] le 31 octobre, quoi qu’il arrive, avec un accord ou sans»,rappelle-t-il rapidement. «Nous préparons et accélérons nos préparations pour un « no deal », mais nous pensons que la meilleure manière de sortir, c’est de conclure un accord en répondant à la principale réticence du Parlement, à savoir en supprimant le backstop»,l’assurance pour empêcher l’introduction d’une frontière entre le nord et le sud de l’île d’Irlande.

Le gouvernement «se tient prêt à discuter de solutions créatives et flexibles» pour remplacer le backstop, explique alors Steve Barclay. Mais sans entrer dans les détails. En fait, insiste-t-il, ces solutions créatives et flexibles ne seront présentées à l’UE que si cette dernière «démontre un appétit pour une solution alternative et créative». En gros, si les Vingt-Sept se disent clairement prêts à abandonner le backstop. «En revanche, si nous restons sur une approche absolutiste inchangée…» ajoute-t-il, légèrement menaçant. Le message est clair et reste dans le cadre de la stratégie engagée par Boris Johnson dès son arrivée à Downing Street : si le Royaume-Uni sort de l’UE sans accord, le blâme sera porté sur cette dernière et sa supposée intransigeance.

Steve Barclay a manifestement peu goûté la publication d’une tribune de Michel Barnier dimanche dans le Sunday Telegraph. Le négociateur européen y réitérait sa position : le backstop irlandais représente le «maximum de flexibilité» dont peut faire preuve l’UE. Ce que Barnier exprime, estime le ministre du Brexit, c’est qu’«à ses yeux, rien n’a changé. Il dit qu’il reste exactement sur la même position qu’auparavant, à la fois sur le backstop et sur les arrangements alternatifs [les moyens éventuels proposés pour effectuer les contrôles de douane, sans imposer de frontières, moyens dont aucun n’a encore été prouvé satisfaisant, ndlr]».

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5.09.19

Istacec

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