Sortons du déni de la science et exigeons une politique d’urgence écologique



Mais depuis un an, le navire Belgique vogue sans gouvernail dans la tempête du siècle. Une pétition de plus de 40000 signatures citoyennes réclamant une politique d’Urgence écologique n’a encore fait l’objet d’aucune audition au Parlement fédéral, qui « s’ennuie » (!) selon la presse. Notre Plan National Energie-Climat est insuffisant. Notre Plan National d’Adaptation climatique est en carence. Alors que les ventes de voitures et les vols en avion sont au sommet, nous ne sommes pas en transition. Plus que la catastrophe écologique, ce qui glace d’effroi, c’est tant d’inertie coupable.




Dans la sidération et la rage, les Australiens découvrent –trop tard– que leur Premier Ministre, Scott Morrison, un climatosceptique pro-charbon qu’ils ont reconduit au pouvoir contre toute attente en mai 2019, s’enfonce dans le déni et démontre sa totale incompétence. Abandonnés par l’Etat, la population et les volontaires des services de secours tentent d’éviter le pire avec les faibles moyens que les restrictions budgétaires leur ont laissés.

Chez nous, le malaise est palpable dans les familles : comment l’Australie démocratique et éduquée, connue pour sa nature splendide et sa qualité de vie, peut-elle tomber aussi rapidement dans un tel état d’urgence climatique ? Maladroitement, on se rassure : nous les Belges vivons dans une zone « tempérée », épargnée des catastrophes « naturelles ». Vraiment ? Une grande partie de notre territoire se situe sous le niveau de la mer, notre densité de population et notre agriculture intensive mettent déjà sous pression notre approvisionnement en eau, nos forêts sont déjà décimées par les parasites, l’urbanisation rend notre pays particulièrement vulnérable aux îlots de chaleur et aux inondations. Notre petite économie ouverte est déjà impactée par les chocs climatiques qui frappent nos partenaires commerciaux : France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Etats-Unis, Chine… Nos meilleurs scientifiques nous préviennent de l’arrivée de ces impacts désastreux depuis au moins 40 ans.

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20.01.20

Istacec

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