Quand, soudain, le FMI plaide pour taxer davantage les riches


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Les économistes, comme ceux du FMI, rappellent que les taux d’imposition très élevés dans les années 1950 ou 1960 n’ont pas bridé une croissance alors deux fois supérieure. Les inégalités excessives, en revanche, menacent les fondements des pays et entravent leur dynamisme.


Le Fonds monétaire International (FMI) devrait publier une étude qui va faire date: elle promeut une hausse des impôts pour les plus riches. Cette hausse, disent les économistes du Fonds, ne remettra pas en cause la croissance. Au contraire même, c’est l’inégalité excessive qui la pénalise, a expliqué Christine Lagarde, directrice générale dans un discours à Harvard.La croissance mondiale s’enracine, dit-elle, tous les pays se trouvent tirés vers le haut, c’est le bon moment « pour réparer le toit ». L’économie a besoin d’être plus «inclusive» c’est-à-dire de se préoccuper des inégalités et des laissés-pour-compte.

Thomas Piketty n’est pas devenu le chief economist du Fonds mais ce qu’il réclame depuis des lustres commence à trouver un écho de plus en plus favorable, y compris donc au FMI. On l’aura compris, le pikettyisme ne touche pas les gouvernements. Donald Trump s’apprête à faire le contraire: abaisser les taux d’imposition, ce qui ne va profiter, selon les calculs des Démocrates, qu’aux 1% les plus aisés. En Europe, Theresa May veut abaisser les impôts des entreprises; en France, Emmanuel Macron veut faire de même pour les aligner sur les niveaux des pays concurrents et il réduit en parallèle les taxes sur les gains de capitaux. Partout, la concurrence fiscale entre pays joue encore à plein pour tirer vers le bas les impositions les plus élevées.
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10.10.17

Istacec

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