Sylvie Goulard recalée : le camouflet de Bruxelles à Macron







Depuis le premier jour, la candidate française était en effet dans le couloir de la mort, tant son dossier était plus lourd qu’un coffre-fort de la banque Lazard. Et pourtant, dans une forme d’inconscience guillerette, le locataire de l’Elysée s’est obstiné à la soutenir. Comme la corde soutient le pendu ? 






Comment pouvait-on attendre une autre issue ? Sylvie Goulard recalée aux portes de la Commission européenne, dans une logique quasi imparable, écrite à l’avance. Une catastrophe annoncée depuis le premier jour. Les eurodéputés, à une immense majorité des votants, ont donc dit une vérité toute simple : comment la candidate d’Emmanuel Macron a-t-elle pu croire une seconde que les élus européens lui accorderaient ce poste éminemment politique de commissaire regroupant le marché intérieur, l’industrie, la défense, l’espace, le numérique et la culture, pas moins, alors qu’une enquête française en cours l’avait éjectée de son poste de ministre des Armées ?

Immoral à Paris, présentable au-delà de nos frontières ? Etrange posture que celle d’un président français qui pensait pouvoir passer à travers les mailles du filet de l’éthique des institutions européennes. Comme dans « les Bronzés », le coup aurait pu marcher « sur un malentendu ». En d’autres termes, en échappant à la vigilance d’élus pourtant soucieux de jouer les chevaliers blancs.

Istacec

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