Syrie. La mort du califat de Daesh ne rime pas avec victoire





Avec la chute de Baghouz, le 23 mars dernier, signifie que le dernier bastion du territoire physique détenu par l’État islamique. Peut-on pour autant crier victoire ? Non pour cet éditorialiste de L’Orient-Le Jourcar la menace subsiste encore pour longtemps.



Le 23 mars 2019, c’était la chute de Baghouz, petite ville de Syrie située dans le district d’Abou Kamal de la province de Deir ez-Zor, frontalière avec l’Irak. Les Forces démocratiques syriennes, ces fameuses FDS soutenues par la coalition internationale emmenée par les États-Unis, en finissent avec le dernier bastion du territoire physique détenu par l’État islamique. Le califat autoproclamé d’Abou Bakr al-Bagdadi, fierté des fondamentalistes, est anéanti.

Vraiment ?

Quand on voit l l’évolution d’Al-Quaïda après l’assassinat d’Oussama Ben Laden en 2011, ou quand on voit, plus d’un an après la victoire contre l’EI en Irak, que les racines du mal continuent de pousser dans ce pays ouvert à tous les vents mauvais, les craintes sont décuplées. Oui, les finances ont été sérieusement dynamitées, mais il y a encore de l’argent et de l’autonomie. Oui, les camps d’entraînement, les réseaux informatiques cryptés et les appareils de recrutement et de propagande sont loin d’être aussi puissants qu’avant, mais tout cela demeure – les fondations sont intactes. Oui, ce sera moins facile d’organiser et d’exécuter des attentats aux quatre coins du monde, mais les cellules clandestines, surtout soutenues par une kyrielle de groupes ou groupuscules affiliés, ont nettement prouvé, au cours de l’histoire, leur sinistre capacité de nuisance.

I.a suite ici : Syrie. La mort du califat de Daesh ne rime pas avec victoire

26.03.19

Istacec

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