Syrie, le désastre sans fin d’un pays exsangue par huit années de guerre






Dévastée humainement et économiquement, la Syrie est méconnaissable. Et Bachar Al-Assad, le dictateur contre lequel une partie de la population s’est insurgée, est toujours là.



Huit ans de guerre et un bilan que l’on ose à peine écrire : la Syrie de 2019 est un pays amputé de près de la moitié de sa population valide. Sur les 21 millions d’habitants qu’elle comptait début 2011, entre 300 000 et 500 000 ont été tués et 1,5 million sont invalides. Quelque 6 millions de personnes ont fui à l’étranger et 6,6 autres millions sont déplacées à l’intérieur du pays, vivant le plus souvent dans des conditions très précaires.

Exsangue humainement, la Syrie l’est aussi économiquement. Elle a perdu les trois quarts de son produit intérieur brut, passé de 60 milliards de dollars (53 milliards d’euros) en 2010 à environ 15 milliards aujourd’hui. Un tiers de ses immeubles et des habitations ont été détruits ou endommagés. Le secteur agricole produit moins qu’il y a trente ans. Trois millions d’enfants ne sont pas scolarisés. La Syrie est méconnaissable.

Aussi terribles soient-ils, les chiffres ne donnent pas toute la mesure du désastre. Car le soulèvement qui a entraîné cette guerre et ses ravages a échoué. Bachar Al-Assad, le dictateur contre lequel une partie de la population s’est insurgée, est toujours là. Son régime s’affaire à consolider le camp loyaliste autour de lui, en s’appuyant sur l’armée qui, contrairement à de nombreuses prédictions, ne s’est pas effondrée.

La suite ici : Syrie, le désastre sans fin d’un pays exsangue par huit années de guerre

18.03.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.