Syrie: penser après Homs, Alep, Idlib, la Ghouta…


Syrie

Tout s’est passé en Syrie comme si la complexité devenait la raison de l’abstention et comme si « l’organisation » de la riposte se faisait sur la scène d’un théâtre d’ombres où nul, sauf les puissances résolues à user de la force, ne pouvait rien organiser.


Après l’Holocauste, les philosophes se sont parfois posé cette question sans réponse : « Peut-on philosopher après Auschwitz ? » On l’a justement reformulée ainsi : « Comment philosopher après Auschwitz ? » Comme si toute la philosophie était par là sommée de penser à la lumière d’Auschwitz et de faire qu’elle y élise sa demeure.

Laissons ici l’injonction implicite d’Adorno (corrigée par la suite) évoquant le caractère « barbare » de l’écriture d’un poème après Auschwitz, qui rejoignait indirectement la méditation de Jonas sur le « concept de Dieu après Auschwitz » et son silence. Elle résonne surtout comme une incursion dans le domaine de l’intime. Pour autant ce qui noue à jamais la pensée et le crime absolu reste l’interrogation suprême.


La suite ici : Syrie : penser après Homs, Alep, Idlib, la Ghouta…

16.04.18

Istacec

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