Syrie: permis de tuer


permis de tuer

Porté par la propagande russe, relayé par les droites… et les gauches occidentales, le discours de criminalisation de la génération islamiste – ou musulmane, on ne sait plus trop tant la frontière fut régulièrement malmenée – a été puissamment relayé de surcroît, on le rappelle rarement, par les acteurs étatiques de la contre-révolution arabe.


Selon François Burgat, l’attaque chimique perpétrée par le régime syrien procède de la démission collective des occidentaux sur le dossier syrien. Donnant un véritable permis de tuer à Bachar el-Assad.

De la trahison de l’opposition syrienne par les Occidentaux, on connaît très précisément le jour et même l’heure, mais moins clairement les vrais ressorts. C’est dans la soirée du 30 août 2013 que Damas et ses sponsors, iraniens et russes, ont reçu l’éclatante confirmation qu’ils bénéficiaient impunément, et sans limite, d’un véritable « permis de tuer ».

C’est ce feu vert dont ils viennent, avec une arrogance renouvelée, de nous rappeler l’existence. Au cours de cette soirée du 30 août 2013, Londres puis Washington, pour des raisons voi sines, ont renoncé à mettre en œuvre la curieuse menace en forme, déjà, d’impuissance pressentie, qu’ils avaient finie par brandir : ne jamais laisser impuni l’usage des armes chimiques par ceux qui avaient entrepris d’écraser la mobilisation protestataire qui enflammait la société syrienne à grands renforts d’armes lourdes, de barils de TNT et autres bombardements aériens.


La suite ici : Syrie : permis de tuer

15.04.18

Istacec

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