Tax shift, pouvoir d’achat et contre-vérités


tax shift

 

 

 

Comment est financé le tax shift du la Suédoise ? 92% sont financés par des économies dans la sécurité sociale, dans les services publiques et l’augmentation de la parafiscalité . En outre, le tax shift ne finance pas qu’une baisse des impôts sur le revenu mais également une baisse des cotisations de sécurité sociale. Ce sont d’ailleurs les entreprises  qui sont les principaux bénéficiaires du tax shift et non les salaires.

 


Le fait que l’évolution des salaires et des prestations sociales, à nouveau observée sur 20 ans, est plutôt favorable tient à trois éléments :
1°/ La persistance d’une concertation sociale efficace qui a permis, sur cette période, la négociation d’accords salariaux certes encadrés par une marge assez rigide mais qui ont le mérite d’exister.
2°/ La liaison des allocations sociales au bien-être décidée en 2005 qui est venu mettre un terme à 25 ans de décrochage des prestations sociales par rapport au coût de la vie. Ce décrochage n’a d’ailleurs pas été entièrement résorbé.
3°/ La liaison automatique des salaires et des prestations à l’index.

On ne peut pas dire que la contribution du Gouvernement Michel à cet effort soit particulièrement remarquable :
1°/ Il est le premier Gouvernement depuis des lustres à avoir organisé un saut d’index
2°/ Il a cassé la dynamique de la concertation sociale en contraignant la norme salariale à son niveau le plus bas depuis deux décennies.
3°/ Il a certes poursuivi la liaison au bien-être mais a, dans le même temps, diminué les pensions de retraite et s’apprête à diminuer les allocations de chômage.

Parler de gouvernement social dans ce contexte est très audacieux. En fin de compte, le principal apport du Gouvernement actuel serait d’avoir, via le tax shift, augmenter les salaires. Faut-il s’en réjouir ?

La suite ici : Tax shift, pouvoir d’achat et contre-vérités

19.12.18

Istacec

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