Thomas Portcher. « On ne tombe pas amoureux d’un taux de croissance »


taux de croissance

 

 

« J’aimerai ce taux de croissance le jour où on me dira que la croissance mondiale, qui a été des années exceptionnelle à 4/5%, profite plus au un milliard d’individus qui vivent sous le seuil de pauvreté avec moins d’un dollar, plutôt qu’aux 2000 milliardaires dans le monde. »

 


Il y a beaucoup de gens qui sont fous du taux de croissance, qui en son nom, sont prêts à aller chercher des zones où le coût du travail est extrêmement faible, parce qu’ils ne respectent pas de normes sociales ou environnementales. Ils se justifient d’aller chercher ce type de travail parce qu’il crée de la croissance. Il y a des gens qui sont prêts pour la croissance à baisser la fiscalité des plus riches et des entreprises, et de couper du même coup les dépenses sociales, l’éducation, la santé, la sécurité, au nom d’une hypothétique possibilité que la croissance revienne ou qu’elle ne lâche personne.

Et puis, il y a des gens qui sont prêts pour la croissance à aller jusqu’à faire des forages en Arctique, le dernier sanctuaire, le dernier endroit sur Terre qu’on n’a pas touché. Il se trouve que la glace fond à cause du réchauffement climatique, et que la meilleure idée qu’ont certains industriels, dont notre compagnie pétrolière Total, mais aussi celle des Etats-Unis, du Canada, et de la Russie – donc quand même des puissances plutôt développées, on ne parle pas des pays émergents –, est d’aller forer pour voir s’il y a du pétrole, parce que c’est bon pour la croissance. Donc, vous voyez, il y a beaucoup de gens qui sont amoureux de la croissance.

La suite ici :« On ne tombe pas amoureux d’un taux de croissance »

28.05.18

Istacec

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