« Le transhumanisme n’est qu’un eugénisme relooké »


eugénisme

« Je suis souvent sollicité par les cathos fondamentalistes et autres réactionnaires qui tentent de récupérer mes propos. Mon opposition à la GPA ne vaut pas opposition au mariage pour tous ! De même si je m’oppose au DPI ce n’est pas pour protéger certains embryons de l’élimination mais pour exonérer les autres, c’est à dire les enfants à venir, de l’élection sélective. »


Il est le « père » d’Amandine, le premier bébé-éprouvette français né en 1982. Jacques Testart, 78 ans, clame aujourd’hui son opposition à la gestation pour autrui (GPA) et à la sélection des embryons. Dans son nouveau livre, Au péril de l’humain, paru le 1er mars au Seuil, et écrit avec la journaliste Agnès Rousseaux, il pourfend également ce qu’il appelle « les promesses suicidaires des transhumanistes ».

Le biologiste distingue notamment la médecine, qui cherche à éliminer le pire, du transhumanisme, qui consiste à sélectionner les meilleurs et n’est, selon lui, que le nouveau nom de l’eugénisme. Il nous explique pourquoi et comment résister à ce rouleau compresseur qui semble avoir gagné la bataille financière, mais pas encore forcément la guerre culturelle. Et il nous gratifie de quelques prédictions sur le jour où l’on s’étonnera d’avoir pu « faire des enfants sans laisser les scientifiques trier les meilleurs ».


La suite ici : « Le transhumanisme n’est qu’un eugénisme relooké »

22.04.18

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.