La transparence, nouvelle arme du capitalisme de l’information?


capitalisme de l'information

« La différence entre les fake news et la fuite massive de données, c’est que dans les fuites massives de données tout est vrai. La force des leaks, c’est que les documents sont vrais et c’est pour ça que les journalistes s’interrogent peu sur leur origine. La véracité des données permet de minimiser l’origine des données et donc la manipulation liée à leur fuite… »


Philippe Vasset et Pierre Gastineau travaillent pour Indigo Publication, un groupe média qui publie des lettres d’information sur des sujets difficiles : négoce pétrolier, industrie minière, services de renseignements… Comme Intelligence online ou La lettre A. « Des secteurs qui ne sont pas vraiment transparents », s’amuse le journaliste et écrivain Philippe Vasset en introduction à la présentation de son livre qu’il faisait au Tank dans le cadre de la 23e édition d’Aux sources du numérique.

Leur livre justement, Armes de déstabilisation massive, est consacré au phénomène des fuites massives de données, les « leaks », c’est-à-dire la diffusion massive de documents qui ne sont pas destinés à être publiques. Les deux enquêteurs en ont dénombré près de 40 depuis 2006, allant de la publication des noms de 276 agents du MI6 en 2005 par le site Cryptome aux publications de la messagerie du cabinet d’avocats portugais PLJM en août 2017 dont le principal client est la fille de l’ex-président angolais Isabel dos Santos, en passant par la publication des télégrammes diplomatiques américains sur Wikileaks en 2010, par les documents internes à la NSA par Edward Snowden, les Panama Papers, les Football Leaks… Avec une accélération considérable des fuites massives depuis 2015 : chaque mois quasiment apportant de nouvelles publications et de nouvelles révélations !


La suite ici : La transparence, nouvelle arme du capitalisme de l’information ?

23.03.18

Ana

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