Travail: Démocratiser. Démarchandiser. Dépolluer




L’initiative de cette carte blanche exceptionelle revient à trois professeurs: Isabelle Ferreras (FNRS-UCLouvain-Harvard LWP), Julie Battilana (Harvard University) et Dominique Méda (Paris Dauphine-PSL). Elle a reçu le soutien de plus e trois mille professeurs et chercheurs de par le monde et est publiée dans de nombreux médias internationaux ce samedi 16 mai. C’est un document qui fera date.


Que nous apprend cette crise ? En premier lieu que les humains au travail ne peuvent être réduits à des « ressources ». Les docteur.e.s, les infirmièr.e.s, les pharmacien.nes, leslivreur.e.s, les caissièr.e.s, et toutes celles et ceux qui nous permettent de continuer à vivre dans cette période de confinement, en sont la démonstration vivante. Cette pandémie nous montre aussi que le travail lui-même ne peut être réduit à une « marchandise ».

Les soins de santé, la prise en charge et l’accompagnement des plus vulnérables sont autant d’activités qui doivent être protégées des seules lois du marché, sans quoi nous risquons d’accroître toujours plus les inégalités, jusqu’à sacrifier les plus faibles et les plus démunis.

Pour éviter un telscénario, que faut-il faire ? Permettre aux employés de participer aux décisions. C’est-à-dire démocratiser l’entreprise. Démarchandiser le travail. C’est-à-dire que la collectivité garantisse un emploi utile à toutes et tous. Au moment où nous faisons face à la fois au risque pandémique et à celui d’un effondrement climatique, ces deux changements stratégiques nous permettront non seulement d’assurer la dignité de chacun, mais aussi d’agir collectivement pour dépolluer la planète et la sauver.

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18.05.20

Istacec

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