Travailler 4 jours pour travailler mieux 




Nos entreprises gagneraient pourtant en compétitivité si la semaine de travail de 4 jours était instaurée, ainsi que l’ont démontré des expériences concrètes conduites au sein de PME, mais également au sein de la fonction publique, en Grande Bretagne et en Nouvelle Zélande


Après la crise sanitaire – et alors même qu’elle sévit encore – la semaine de travail de 4 jours est incontestablement une piste viable pour reconstruire les économies. Pourtant, nos sociétés occidentales n’en ont pas – ou plutôt n’en ont plu – les moyens. Depuis la grande crise financière des années 2007-2008, les salariés et travailleurs travaillent en réalité plus afin de compenser des revenus en berne.

Tandis que la poursuite de cette tendance (remise en question par l’appauvrissement de nos nations occidentales) nous aurait conduit, aujourd’hui en 2020, à bénéficier d’une semaine de travail en moins sur l’année en moyenne. C’est en fait le scénario inverse qui déroule ses effets pervers car des décennies de baisses graduelles de temps de travail fourni ont été brutalement interrompues en gros dès 2010.

De plus, l’automatisation, la digitalisation et l’intelligence artificielle censées soulager l’humain ne profitent qu’à une infime minorité. Elles produisent même parfois les conséquences diamétralement opposées puisque des centaines de milliers de ceux que je j’appellerai les «ouvriers du net» se retrouvent en pleine précarité car certaines plateformes que je ne citerai pas les exploitent à outrance en échange de revenus dérisoires. Les fondamentaux économiques ne favorisent donc aucunement la réduction du temps de travail à salaire égal, et notre monde semble condamné à perpétuer la semaine de 5 jours mise en place par Henry Ford il y a près d’un siècle, en 1926.

La suite ici :Travailler 4 jours pour travailler mieux – Michel Santi

7.07.20

Istacec

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