Trente ans après 1989, les échecs sont autant à chercher à l’Ouest qu’à l’Est







Pour l’Europe, la grande commémoration de cette semaine est l’occasion de se fixer de nouveaux objectifs. La défense des droits des plus faibles, la lutte contre le changement climatique et la réalisation d’une prospérité plus équitable devraient figurer au nombre de ces objectifs communs, pour célébrer l’héritage de la chute du Mur des deux côtés de l’Europe.





A l’approche des commémorations de la chute du mur de Berlin, de nombreux commentateurs reprochent à l’Est de ne pas avoir tenu les promesses de l’année 1989. Les raisons d’être déçu ne manquent pas. Le recul de la démocratie en Hongrie et en Pologne, ces ex-bons élèves de l’accession à l’Union européenne, jette une ombre sur le projet européen. L’échec de la Roumanie et de la Bulgarie, qui étaient pourtant pleines d’allant pour réformer totalement leur système politique et leur classe dirigeante, est un autre désenchantement.

On oublie souvent les formidables progrès économiques de la région, ceux de la Pologne en particulier. Paris et Madrid risquant aujourd’hui tout autant d’être condamnées par Amnesty
International que Budapest ou Varsovie, la frontière que représentait auparavant le rideau de fer a-t-elle encore une utilité pour comprendre les défis européens ?

En Europe centrale et orientale, l’autoritarisme et la corruption constituent une vraie menace, mais ne risque-t-on pas de trop se focaliser sur les causes de la dégradation de la démocratie à l’Est, alors que nous faisons peu de cas des dangers qu’elle court à l’Ouest ?
Hormis les réflexions régulièrement menées par les Allemands sur leur réunification, les années chaotiques qu’a traversées la démocratie en Europe occidentale, depuis la chute du Mur, sont rarement étudiées – et ce, des décennies après.

La suite ici : TRIBUNE. Trente ans après 1989, les échecs sont autant à chercher à l’Ouest qu’à l’Est

11.11.19

Istacec

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