Trottinettes électriques: pour les «juicers», des clopinettes en batterie






La nuit, les batteries des trottinettes en libre-service sont rechargées par des auto-entrepreneurs. «Libération» a rencontré quatre de ces travailleurs précaires, soumis à des revenus en baisse, des rythmes pénibles, une concurrence violente, une logistique pesante…




Il est une heure où les trottinettes électriques se mettent à sonner sur les trottoirs de Paris. Lorsque la gomme des roues s’est usée toute la journée sur le bitume et que la batterie est vide, aux alentours de 22 heures, les start-up qui les gèrent les «relâchent», comme on dit poétiquement dans le milieu. Permettant à ceux qui les rechargent de se lancer dans leur traque et de déclencher, via l’application, un petit bruit strident pour mieux repérer les deux roues. Une sorte de carte au trésor numérique. Sauf que les candidats sont des travailleurs précaires.

Lorsque Lime et Bird, les deux principales sociétés sur cette activité en pleine explosion, ont débarqué à Paris, l’été 2018, elles se sont retrouvées face à une problématique simple : puisque les trottinettes ne se rechargent pas par l’opération du Saint-Esprit, il faut des hommes pour faire tourner la machine. Pas des salariés : ce marché balbutiant a encore besoin de flexibilité, argumentent les entreprises. Des auto-entrepreneurs, ce statut bien français auquel ont déjà recours les plateformes Uber, Deliveroo et autres, usant des mêmes ficelles. «Vous fixez vos propres horaires, travaillez lorsque ça vous arrange», peut-on lire sur le site de Lime.

La suite ici : https://www.liberation.fr/france/2019/05/10/trottinettes-electriques-pour-les-juicers-des-clopinettes-en-batterie_1726187

14.05.19

Istacec

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