Trump ou la diplomatie du « touriste saoul »


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Si l’instabilité du président américain trouble l’Europe, la perte d’influence de Washington fait franchement paniquer son propre pays.


La visite de Donald Trump en Europe et les réactions qu’elle a suscitées – notamment de la part d’Angela Merkel – ont plongé de nombreux spécialistes américains de la politique étrangère dans la détresse. Voire dans une certaine hystérie. « L’influence américaine est à son plus bas de mémoire récente », assure Anne Applebaum, chroniqueuse au Washington Post. « Cela ressemble à la fin d’une ère, dans laquelle les États-Unis dirigeaient et l’Europe suivait », estime pour sa part l’ancien ambassadeur américain à l’Otan Ivo Daalder. En quatre mois au pouvoir, « Trump a réussi à défaire sept décennies de relations transatlantiques », dit enfin Vali Nasr, doyen de la School of Advanced International Studies (SAIS) de l’Université Johns-Hopkins.

Cette profonde inquiétude sur la perte d’influence des États-Unis repose sur deux éléments principaux. Le premier, plus anecdotique, tient au comportement de Trump, jugé cassant, arrogant, voire grossier. Sa façon de pousser sèchement le Premier ministre du Monténégro et ses propos tranchants envers Berlin lors d’une réunion à huis clos à Bruxelles n’ont guère plu aux dirigeants européens. « En diplomatie, le président Trump est comme un touriste saoul. Bruyant et collant, qui joue des coudes sur la piste de danse », résume au Daily Beast un responsable du département d’État.
La suite ici : (1) Trump ou la diplomatie du «touriste saoul» – Libération

2.06.17

Istacec

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