Trump, fossoyeur de la politique historique des États-Unis sur Jérusalem?


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Dans le contexte interne, ce revirement va donc bien au-delà de l’obsession du président américain de détruire l’héritage de son prédécesseur, Barack Obama. En tout état de cause, la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël ou de vouloir y transférer son ambassade pourrait entraîner des brouilles majeures avec les alliés des États-Unis au Proche-Orient, sans oublier les violences qui peuvent en découler.


Les présidents américains ont toujours refusé, jusqu’ici, de reconnaître la Ville sainte comme capitale d’Israël.  Une telle reconnaissance et/ou un tel transfert de l’ambassade américaine pose un double problème : Jérusalem est d’abord au cœur des trois religions monothéistes, à savoir le judaïsme, le christianisme et l’islam. Toute modification unilatérale du statut de la Ville sainte menace d’ouvrir la boîte de pandore, en mettant en colère les fidèles d’une de ces religions. Une situation qui risque d’entraîner des conséquences incontrôlables. Jérusalem est aussi au cœur du conflit israélo-palestinien : les juifs considèrent la ville – une et indivisible – comme leur capitale historique. Et les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur État.

Aujourd’hui, la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté israélienne sur Jérusalem et considère Jérusalem-Est – annexée par Israël – comme territoire occupé. De ce fait, toutes les ambassades étrangères sont établies à Tel-Aviv, la capitale reconnue de l’État hébreu. C’est jusqu’ici aussi le cas des États-Unis, qui, sous toutes les administrations, démocrates et républicaines, ont considéré Jérusalem comme un « corpus separatum ».


La suite ici : Trump, fossoyeur de la politique historique des États-Unis sur Jérusalem ? – Antoine AJOURY

7.12.17

Istacec

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