Trumpisme, saison 2: la stratégie du raidissement


stratégie

 

 

[Il] pense que la loi est un bouclier qui le protège, et une épée qui peut être utilisée pour empaler ses ennemis. C’est on ne peut plus clair quand on voit ses exigences constantes de poursuivre ceux qui le critiquent.

 


La tentation s’est fait jour de penser que Trump allait accepter sereinement le verdict des urnes et faire retomber la pression inhérente à toute campagne électorale – bien que celle-ci ait atteint un niveau inédit de violence verbale et de désinformation et qu’elle ait été entachée par l’attentat antisémite de Pittsburgh et l’affaire des colis piégés. Il n’en a rien été.

Estimant que ces élections sont, pour lui, une « immense victoire », critiquant la fin du comptage ou le recomptage des voix dans plusieurs scrutins, il a aussi affirmé vouloir collaborer avec la Chambre démocrate… à condition qu’elle n’engage aucune enquête parlementaire à son encontre. Sinon, a-t-il menacé, il ordonnera des enquêtes contre les démocrates, ajoutant qu’« à ce jeu, nous sommes meilleurs ».

Le Président met donc en place, pièce après pièce, une stratégie de raidissement, au service de sa réélection en 2020. Car Trump est « toujours déjà » en campagne.

En quelques jours, une série de déclarations et de décisions contre la presse et la justice, si elles expriment la grande frustration d’un Président confronté à ce qu’il faut bel et bien interpréter comme un échec dans les urnes, témoignent aussi d’une volonté de durcir son storytelling et sa ligne politique marqués par l’obsession identitaire et le refus de toute contradiction. Ce qui le rend plus dangereux encore que pendant les deux années qui viennent de s’écouler, selon plusieurs journalistes américains.

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23.11.18

Istacec

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