Uber, les gouvernances fantômes


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Greyball pose une autre question de fond : dans un environnement numérique, à quoi ressemble le droit de refuser de servir quelqu’un ? Ce droit est invisible. Quand on vous refuse l’entrée physique d’un bar, ce refus est visible. Mais dans un environnement numérique, ce refus peut-être totalement invisible.


Le mois dernier, Mike Isaac (@mikeisaac) pour le New York Times révélait l’existence de Greyball, un programme secret développé par Uber pour protéger ses chauffeurs en trompant des utilisateurs, et qui aurait été utilisé pour se jouer des autorités de contrôle ou permettre à ses chauffeurs d’éviter la police dans les villes où la société n’était pas la bienvenue (le programme ne serait plus utilisé depuis 2015, rappelle le Monde).

Comme l’explique l’essayiste Nicholas Carr sur son blog, le principe de Greyball consistait à présenter une fausse carte (fake map) et des voitures fantômes à ceux qu’Uber identifiait, depuis leurs données personnelles, comme ses « opposants ». Pour Carr, derrière les questions éthiques et juridiques que ces révélations soulèvent, Greyball montre combien les représentations numériques fabriquent de la réalité, même si celles-ci se révèlent complètement fausses. À l’heure où les cartes, via la personnalisation, poursuivent des buts marketing plus que cartographiques, la carte n’est plus la carte. La carte des voitures fantômes d’Uber montre combien la représentation numérique du monde peut être manipulée.
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14.04.17

Ana

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