Ubérisation, turc mécanique, économie à la demande: où va le capitalisme de plateforme?


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Pour rendre compte de la spécificité de cette asymétrie, on peut parler d’organisation ou de pouvoir « algocratiques ». Uber, en effet, utilise un logiciel pour exercer un contrôle sur ses chauffeurs indépendants bien supérieur à celui qu’accomplirait un manager humain sur des salariés.


Une des caractéristiques les plus manifestes du capitalisme depuis ces trente dernières années a été d’externaliser sa main d’œuvre que ce soit sous la forme du travail temporaire ou de la sous-traitance. L’idée de triste mémoire « d’une entreprise sans usines » est aujourd’hui le slogan de toute une fraction du capitalisme dont les entreprises, en se resserrant sur leur cœur de métier, multiplient les formes d’externalisation par des sous-traitances toujours plus opaques ou par l’intérim, mais aussi par l’ensemble du processus d’internationalisation de la division du travail, dont les délocalisations ne sont qu’un des aspects.

Les NTIC permettent de contrôler à distance et les entreprises sous-traitantes ou franchisées et les chaînes logistiques toujours plus complexes par lesquelles les produits manufacturés arrivent dans les pays qui vont les consommer.

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29.08.16

Istacep

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