Uberland : l’ubérisation est-elle encore l’avenir du travail ?


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Uber, derrière sa neutralité de façade, a surtout profité d’un Far West réglementaire pour s’imposer. Partout où elle s’est imposée, la firme a profondément déstabilisé la société (autour de la question du statut des chauffeurs), tout en offrant des avantages populaires (ouvrant de nouvelles dessertes et des prix bas notamment). Toute la question reste de trouver la balance entre les avantages et les inconvénients.

 

 


Dans Uberland : comment les algorithmes réécrivent les règles du travail (2018, Presse universitaire de Californie, non traduit), la chercheuse Alex Rosenblat (@mawnikr) a synthétisé quatre années de recherche ethnographique avec les conducteurs d’Uber. Un livre où transparaît une vision dystopique du travail où des millions de conducteurs sont gérés par un système technique qui combine à la fois l’autoritarisme du management scientifique à la Frederick Taylor et le leadership cynique d’un Michael Scott (le personnage incarné par Steve Carell dans la série The Office),

Dans son livre, la chercheuse rappelle – comme le pointait Nick Srnicek dans Capitalisme de plateforme – que les promesses de l’économie du partage à ses débuts étaient portées par l’idée de développer les ressources économiques sous-utilisées à une époque où la reprise, suite à la crise de 2008, était encore ténue. L’économie du partage nous a expliqué que la crise du capitalisme était liée à une question de distribution inefficace des ressources qui allait pouvoir être résolue par le numérique. Les premières plateformes de « l’économie du partage » n’offraient pas tant un travail qu’une « communion ». Dans la presse, face au succès d’Uber, les techno-optimistes nous racontaient que conduire une voiture allait être l’avenir lucratif de la classe moyenne…

La réalité a été bien différente. Un chauffeur Uber gagne désormais l’équivalent du salaire minimum américain, une fois ses charges déduites. Le succès de l’application de ces dernières années ne les a pas aidés, au contraire.

La suite ici : Uberland : l’ubérisation est-elle encore l’avenir du travail ?

26.12.18

Istacec

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