Un an après, Bolsonaro n’a rien fait pour le Brésil, si ce n’est le détruire







Le 28 octobre 2018, les électeurs brésiliens ont porté à la tête du pays un président d’extrême droite. Leurs espoirs sont aujourd’hui déçus par Jair Bolsonaro, qui continue de radicaliser son discours réactionnaire. Un journaliste allemand en poste au Brésil depuis des années dresse un bilan amer de cette première année.





Le gouvernement de Jair Bolsonaro est entré en phase de radicalisation. C’est l’évolution typique des régimes autoritaires une fois que leurs promesses révèlent toute leur vacuité et que la désillusion monte. C’est un moment dangereux.

La plupart des Brésiliens qui ont voté pour Bolsonaro en 2018 l’ont fait avec trois choses en tête : ils espéraient une amélioration de la situation économique et la fin de la corruption endémique et pensaient que ce président mettrait un terme à la criminalité et aux violences.

Aujourd’hui, nombre de ses électeurs sont frustrés. Selon les derniers chiffres de l’institut Datafolha, seuls 29 % des Brésiliens le soutiennent, contre près de 40 % qui lui sont hostiles. Jamais depuis Fernando Henrique Cardoso [1995-2003] un chef de l’État brésilien n’avait affiché une cote de popularité aussi mauvaise. Si les élections avaient lieu aujourd’hui, pour peu qu’il ait un adversaire convaincant, Bolsonaro ne serait probablement pas élu.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’économie brésilienne ne décolle pas : la croissance est faible et rien n’augure d’une amélioration notable en termes de production, d’investissements ou d’emplois. Le Brésil compte encore près de 12 millions de chômeurs, et le real, avec un taux de change de 1 real pour 4,15 dollars, n’a jamais été aussi bas.

La suite ici  : Bilan. Un an après, Bolsonaro n’a rien fait pour le Brésil, si ce n’est le détruire

29.10.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.