Un ancien proche de Trump dézingue sa gestion de la crise



Anthony Scaramucci a été porte-parole de Trump pendant…dix jours.  Il était républicain bon teint.  La gestion de la crise Covid-19 par le président américain le scandalise.  « Je ne voterai pas pour lui à la prochaine élection. Je soutiens le candidat démocrate, Joe Biden, et je serai sur le terrain pour l’aider. Trump est trop dangereux. Il ferait trop de mal à notre économie et à notre moral s’il restait en place. »


Tout ça, qu’il s’agisse des malades ou des morts, c’est la faute de Trump. C’est la conséquence directe de son manque de curiosité intellectuelle et de son incapacité à gérer l’urgence. C’est un désastre. Pour le dire franchement, le bureau de la présidence des États-Unis est occupé par une personne complètement dingue.

Ce que je ne comprends pas, c’est que la très grande majorité des élus républicains aujourd’hui acceptent sans broncher l’attitude de Donald Trump, ou ne la dénoncent pas. Moi, j’ai beau être un électeur républicain depuis toujours, je suis surtout un être humain qui agit avec raison, un patriote qui aime l’Amérique et un citoyen pragmatique qui aime le monde dans sa globalité. Et de ce point de vue, je ne peux pas me voiler à la face à propos de qui est Donald Trump.

Surtout qu’il gère toute la communication de crise…

Le porte-parole de la Maison-Blanche et son adjoint n’ont plus le droit de tenir des conférences de presse. Trump est son propre directeur de la communication. Il veut toute l’attention du monde. C’est le propre des gens qui n’ont pas confiance en eux. S’il dit toutes ces absurdités, c’est pour s’assurer que les gens ne fassent que parler de lui. Donald Trump passe son temps à manipuler la vérité pour son bénéfice personnel. Mais on ne peut pas manipuler la science, on ne peut dire que deux et deux font sept en conférence de presse. Si l’on considère les taux d’infection et de mortalité par habitant, nous sommes le pays qui a certainement le moins bien géré le virus. Comme si les États-Unis étaient un pays du tiers-monde.

Vous dites pourtant qu’il sera très difficile de le battre lors de l’élection présidentielle du mois de novembre…

Ce n’est pas parce que Trump est en position de faiblesse aujourd’hui qu’il perdra au mois de novembre. D’abord parce que l’Amérique a pris l’habitude au cours de l’histoire de donner le bénéfice du doute au président sortant. Et puis il ne faut pas oublier non plus que Trump est le roi du marketing. À partir d’aujourd’hui, il va passer son temps à expliquer que la crise et la récession qui en a découlée ne sont pas de sa faute, qu’il est le mieux placer pour faire repartir l’économie.

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5.05.20

Istacec

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